Jean a 32 ans. Il souhaite lancer une activité de commerce général à Douala. Il démarre seul, avec un capital limité, et il compte « commencer d'abord, régulariser après ». Ses trois questions sont celles de presque tous les porteurs de projets qui poussent notre porte.
Quelle forme juridique choisir ?
Seul et avec un capital limité, deux voies s'ouvrent à Jean : l'établissement, plus léger à créer mais qui ne sépare pas son patrimoine personnel de celui de l'activité, et la SARL unipersonnelle, qui opère cette séparation. Le critère décisif n'est pas le coût de création : c'est le risque que porte l'activité. Un commerce général qui prend des marchandises à crédit engage des sommes qu'un patrimoine personnel n'a pas vocation à couvrir.
Quelles démarches sont obligatoires ?
L'immatriculation au registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM).
L'attestation d'immatriculation et le numéro de contribuable auprès de la DGI.
L'affiliation à la CNPS, pour l'entreprise comme pour son personnel.
L'inscription dans le fichier national des contribuables, effective après la première déclaration.
Les autorisations propres à l'activité exercée, quand elle en requiert.
Ce que le report coûte réellement
Une activité non formalisée n'est pas une activité en sursis : c'est une activité sans droits. Jean ne peut pas facturer à une société qui exige un numéro de contribuable, donc il se ferme le marché des entreprises. Il ne peut pas ouvrir de compte professionnel, donc il mélange sa trésorerie et la sienne. Il ne peut répondre à aucun appel d'offres. Et le jour où il régularise, l'administration ne repart pas de la date de régularisation : elle regarde en arrière.
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