Longtemps, on choisissait sa forme juridique en pensant d'abord à l'impôt. Ce raisonnement est devenu faux, et le garder conduit à des choix de structure inadaptés.
La forme juridique de votre entreprise n'est plus le critère déterminant de son régime d'imposition. C'est son chiffre d'affaires qui la range dans un régime, et ce régime peut donc changer d'une année sur l'autre, sans que vous ayez rien modifié à vos statuts.
Les deux conséquences pratiques
À la création, la forme juridique se choisit sur des critères de gouvernance et de responsabilité (nombre d'associés, entrée d'investisseurs, transmission), et non sur une supposée économie d'impôt.
En cours de vie, un franchissement de seuil de chiffre d'affaires fait basculer de régime. Les obligations déclaratives changent avec lui, et c'est en général là que naissent les retards.
C'est précisément le travail d'un centre de gestion agréé : suivre le seuil avec vous, et vous prévenir avant le franchissement plutôt qu'après la pénalité.
La loi de finances 2017 a supprimé le titre de patente et son affichage obligatoire. La patente reste calculée et payée comme tout impôt, et c'est l'attestation de non-redevance, à renouveler tous les trois mois, qui la remplace au mur.
L'article 579 (1) de la loi de finances 2018 proroge le délai d'exigibilité de la taxe foncière, qui passe du 15 mars au 30 juin de chaque année. La circulaire n° 003 MINFI/DGI/LRI/L du 15 janvier 2018 en précise les modalités d'application.
Depuis février 2017, le capital minimum d'une SARL est de 100 000 FCFA, et ses statuts peuvent être établis sous seing privé tant que le capital reste sous 1 000 000 FCFA.
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